03-08-2016

Audrey Merle, triathlète : « J’adore les sushis ! »

A 21 ans, la triathlète Audrey Merle a déjà un beau palmarès devant elle avec les titres de championne du monde en relai mixte en 2015 et de championne de France Junior 2014. Aujourd’hui elle s’attaque aux Jeux Olympiques de Rio avec un objectif de préparation psychologique des JO de 2020, et, malgré un training exigeant, elle ne néglige pas les plaisirs de l’assiette. Entretien avec une jeune femme qui a du goût.

Avez-vous une idée des spécialités culinaires brésiliennes que vous aimeriez tester pendant votre voyage ?

Il va falloir que je m’instruise car je ne sais pas encore, de plus je suis intolérante au gluten. J’ai la chance de voyager aux quatre coins du monde et je trouve que la gastronomie est une bonne façon de découvrir les cultures. J’espère bien profiter des deux jours qui nous resteront après les épreuves pour en goûter car avant une compétition je préfère privilégier mon confort digestif !

Devoir manger sans gluten est-il synonyme de privation ?

Pas forcément, c’est plus une manière de vivre. On ne va pas se mentir, il y a un effet de mode mais dans mon cas j’ai été diagnostiquée il y a un peu plus d’un an. Ca a été un soulagement car jusque là je perdais beaucoup de poids et c’était catastrophique au niveau sportif car je n’avais plus d’énergie.

Quelles sont désormais vos habitudes alimentaires ?

Je me fais plaisir tous les jours en variant mes repas. Contrairement à certains sportifs, je suis incapable de faire quelque chose à jeun alors le matin je mange une sorte de porridge. C’est quelque chose de gourmand et diététique où je mets du lait végétal (amande, noisette ou soja), des fruits secs, des céréales, sans gluten bien sûr. Au déjeuner j’aime beaucoup les salades composées et les woks que j’assaisonne avec des épices. Dans ma famille, on me regarde un peu comme une extraterrestre parce que je mélange tout, même la figue et la salade ! (Rires) Je les compose avec 1/3 de féculents, 1/3 de légumes, 1/3 de protéines (souvent de la viande blanche ou du poisson). Pour le diner je fais plus ou moins la même chose en fonction de mon activité le lendemain. Concernant les desserts, je mange souvent des yaourts de brebis ou de chèvre nature ou avec de la cannelle et parfois même avec de la compote pomme/châtaigne dedans pour la touche plaisir !

En plus de votre régime gluten free, avez-vous des interdits culinaires liés à votre condition d’athlète ?

Il n’y a pas d’interdits. Je pense qu’il faut savoir se faire plaisir au bon moment, d’autant plus que j’aime beaucoup la cuisine raffinée. C’est grâce à mes parents qui m’ont emmenée dans une variété de restaurants depuis toute petite. Je crois que le goût est quelque chose qui vient avec l’éducation et l’on m’a toujours fait tout goûter… Même certains plats avec des poissons que les enfants n’aiment pas forcément. Avoir pu développer un palais assez jeune c’est unes des choses pour lesquelles je remercie mes parents.

Quel est votre pécher mignon ?

Quand je fais un gros craquage c’est pour des sushis et des makis. J’adore le riz et le poisson cru d’une part, et d’autre part c’est une chose que je peux manger au restaurant. Quand je voyais mon père en manger, ça me paraissait répugnant à cause de l’algue et puis j’ai goûté… (Rires) Chez le japonais j’adore également les chirashis et les tartares, mais j’ai été récemment séduite par un plat coréen qui s’appelle le bibimbap.

En tant que noglu, auriez-vous une adresse gourmande à nous confier ?

Le Petit Jardin. C’est un restaurant gastronomique à Montpellier où mes parents m’ont emmenée pour fêter mon dernier anniversaire. J’ai vraiment passé un super repas avec leurs plats gastro mais sans gluten !

Un mot de la faim ?

J’adore manger du chocolat noir avec mon thé en fin de repas !